Eh bien... Je suis un étudiant français, en stage à Québec au Québec, pour quelques mois (5, c'est-à-dire environ pas assez). Et c'est pas pire, ben content d'y être.
Mais si ça vous intéresse vraiment de savoir qui je suis, d'où je viens, pourquoi je tiens un blog et tout ça, allez plutôt voir dans le thème "Moi et mon blog" !
En attendant, bienvenue et bonne visite !
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Oui, oui, ce bleu horrible sur les titres va bientôt disparaître pour quelque chose de plus mieux bien !
C'est bien parce que j'ai pas trop de boulot (enfin, que c'est moi qui me donne mon boulot) en ce moment, que je glande tant ici, ça va pas durer.
Ma signature de courriel, pour me la pêter un peu, en attendant... Ou pour pêter de la broue, ou pour faire le frais, comme ça tout le monde a compris :-)
Même si ça a rien d'exceptionnel...
Ah, j'explique parce que moi j'avais pas compris : en fait, le "M" bizarre de Montmorency représente la chute. Et les vagues la rivière, mais ça c'est plus facile...
Publié par jerequebec à 19:40:34 dans ...Moi et mon blog... | Commentaires (2) | Permaliens
Je modifie un peu la présentation du truc, pour que ce soit moins le bordel à gauche : ça m'énerve ce texte qui défile sur 30 cm de haut et 3 de large !
Alors désolé pour la répétition, mais voilà. Et puis j'en rajoute un morceau, du coup, vu que j'ai plein de place ! Comme ça on peut retrouver ce texte en cliquant simplement sur le nom du thème à gauche, ce qui est assez simple.
Donc.
Qui suis-je, et pourquoi ce blog ?
Ce blog, c'est avant tout pour me faire une sorte de journal de bord, pour moi, pour garder une trace... Mais bon, je vais pas faire un blog sans en donner l'adresse, je vais me sentir un peu seul sinon. Alors bienvenue ici, mais soyez prévenus : on ne parlera ni de Brenda et de son amour impossible pour Steven, ni des photos de la dernière soirée au "Space", ni des boutons de Marie-Gwen.
Mon stage c'est au Conseil de Bassin de la Rivière Montmorency. C'est de la gestion de la rivière au niveau du bassin versant (tout le territoire drainé par elle et ses affluents) , en concertation avec tous les acteurs (professionnels, habitants, municipalités, etc). Bonne équipe de travail, bien sympa. On est 5, les bureaux sont dans une ancienne maison, à l'est de Québec (Beauport) pas loin du Saint-Laurent et des sirènes du Transcanadien (le train)... La rivière, pour ceux qui connaissent pas, elle vient du nord, dans la réserve faunique des Laurentides, coule sur environ 100 km avant de former la chute Monmorency (un peu moins de 10 km à l'est du centre de Québec) et de se jeter juste après dans le fleuve.
Por ceux à qui ça dit, le conseil de bassin s'occupe de faire de la gestion intégrése, gouvernance, concertation et tutti quanti.
Comment je suis arrivé là ? À la base, je suis lyonnais (oullinois, plus précisément), et j'ai étudié deux ans à Annecy, dans les Alpes, à l'IER. On y parle d'aménagement du territoire, de gestion de la nature et des ressources naturelles. J'aime beaucoup, et si quelqu'un est vaguement intéressé, qu'il me contacte ! Dans le cursus, une année à l'étranger : une semestre dans une université partenaire (Allemagne pour moi), un semestre de stage dans le monde. Pour moi, au Québec, mais j'ai des collègues En Irlande, Allemagne, Italie, Mali, Sénégal, Suisse, Costa-Rica, Guatémala, Mexique, Argentine, Australie, Madagascar, Espagne, ...je crois que c'est tout. Ah, non, merci Marie (J), j'oubliais la Belgique ! Ben voilà, la Belgique.
Pis le Québec, c'est au astie d'beau pays ! Mais ce que j'en pense ça se passe plutôt dans les billets que je vais (peut-être) poster de temps en temps si j'ai le temps, la motivation, qu'il fait mauvais, que les commentaires sont gentils, et que les ours m'ont épargné. (et Paf, le cliché !)
Comme je suis français, et que, si des québécois passent par là, je rappelle qu'on est 9 fois plus de gens sur 3 fois moins d'espace, chez nous la nature naturelle y'en a plus tant, il est normal que je m'extasie comme un gamin sur des choses qui à vos yeux sont banales voir blasantes, ou du moins pas extraordinaires.
Genre, je me donne le droit de m'amuser avec des vieux préjugés du type Tabernack de maudit Caribou, tu peux-tu m'donner l'fusil j'm'en vas traper c'fucking orignal ! M'a mis en hostie calice j'va maganer sa belle face en criss et qu'il arrète tantôt de m'niaiser taberwouète !
C'est de bonne guerre, après tout j'ai croisé des gens d'ici qui se sont bien marrés en voyants des bérets et des baguettes sur une même personne, disant "merde, fais chier" avec un accent coincé et la bouche en cul de poule, comme on sait si bien y faire.
Ah, et puis : je suis bien conscient que ce que je fais est pas si orignal (euh, original), mais comme je l'ai dis je le fais pour moi, et si moult autres français au Québec ont aussi un blog qui parle d'ours et de lacs aux verts sapins, grand bien leur fasse !
Publié par jerequebec à 19:50:08 dans ...Moi et mon blog... | Commentaires (2) | Permaliens
Fin de semaine dernièe (6 et 7 mai), petite virée sur Montréal, pour rendre visite au frangin pis pourquoi pas se balader un peu en ville.
Merci Allo-Stop, encore une fois, comment payer un voyage en voiture avec des gens sympas 16 $ plutôt que de passer deux fois plus de temps dans un bus pas trop confortable pour 50 $…
Samedi, temps moisi, simple balade en ville, passage au Provigo, rien de fantastique, journée tranquilou. Ah, si : méchant bon resto quand même, le Commensal ! (même si rien n’est gratuit dans ce bas monde…). Hein ? Comment ? Ah ! Mais j’oblige personne à lire si c’est chiant ce que j’dis !
Bon, tranquilou veut pas dire chiant d’ailleurs.
Le soir, soirée anniversaire chez une copine à mon frère. Galère pour retrouver l’adresse, quartier résidentiel, pas de cabine, un pack de bière assez lourd dans les bras… Bon, après 20 minutes de recherches, on trouve juste en face de là ou on est arrivés. (je raconte ça si je veux !). On entre, mauvaise surprise : R&B à fond… Bon, en fait les gens étaient sympas quand même, parfait, bonne soirée ! Quelqu’un a eu la bonne idée de ramener du Ricard, ça manquait.
Lendemain, Mont Royal et temps royal : c’est pas mal bien et grand pour un parc urbain en pleine ville. Surtout avec le printemps, y’a des regroupements spontanés de tam-tam, djembéset percus en tous genres, ambiance décontract (très, à l’odeur…), terrible.
Bilan : Bon, ça ! Le frère pas vu depuis 2 mois alors qu’il est à Montréal.
La ville, qui bien qu’un peu sur le mode « américain » (désolé les montréalais…), a bien son âme a elle, et ça peut être assez agréable. Cosmopolite, colorée, animée, tolérante. Faut bien dire que Québec est moins ouverte sur les autres cultures, malgré la gentillesse et la chaleur des gens, il est plus facile pour un asiatique, africain, moyen-oriental (ça se dit ça ?) de se faire sa place, de s’intégrer à Montréal. Ça, je l’ai entendu de la bouche de gens qui l’ont vécu, comme de la bouche de certains québécois.
Mais je reste quand même à Québec, vindieu, j'en suis amoureux !
Publié par jerequebec à 16:37:58 dans Escapades... | Commentaires (1) | Permaliens
Voiilà !
Enfin LA note que vous attendiez tous ! (enfin, au moins 2 personnes)
La photo, ça sera pour plus tard par contre.
Le vendredi 28 avril au soir, donc (jour de mon anniversaire, en passant...), Guillaume, Seb et moi discutons autour d’une bière Chez son Père (petit bar dont je n’ai pas encore parlé, comment est-ce possible ? Il va bien falloir que je lui consacre une note.). Et plus précisément, on se demande ce qu’on va bien pouvoir faire de ces deux jours au temps magnifique qui s’offrent à nous. Et comme on voulait trouver une sortie à la journée, fallait pas aller trop loin.
Rimouski ? Pour y quoi faire ?…
L’Outatouais ? Juste 7h de route…
La réserve faunique des Laurentides, 1h au nord de Québec, immense forêt à la canadienne (ou plutôt à la québécoise) ? Ou le parc national de la Jacques Cartier, 670 km2, plein d’arbres, de rivières immenses, de lac et de bêtes, juste à l’entrée de la réserve des Laurentides, à 30 minutes de Québec ? Encore trop de neige !
Aller dans le Maine, aux États-Unis ? Compliqué, pas de but précis, on sait pas si on passera la douane…
Soudainement, le souvenir des paroles d’un vieil ornithologue rencontré à la sortie à Cap Tourmente (le 25 mars, faut suivre un peu) nous revient : « Revenez donc dans un mois, vous serez pas déçus taberwouète ! ».
Alors bon, pourquoi pas. Le lendemain 8h précise, en embarque dans notre superbe Pontiac Poursuit de location direction la réserve faunique de Cap Tourmente (eh oui, y’a pas mal de faune dans ce pays). Passage au « centre d’interprétation » (bon, à l’accueil), puis direction la forêt, à pattes.
Ici, on a d’un côté une grande falaise, et de l’autre le Saint-Laurent, et au milieu la forêt, qui est de plus en plus petite parce que la falaise se rapproche du fleuve – ou l’inverse.
On part donc, rigolant un peu sur les affiches qui disent que si on a pas de chance, on pourrait rencontrer un ours, attention, soyez prudents, haha !
Gui qui se demande ce qu’on devrait faire si on en voit un, et PAF !
Grosse chance !(enfin, ici c’est considéré comme un manque de chance),
Un forme sombre qui bouge entre deux arbres, à une trentaine de mètres !
L’ours noir !
Pour me la pêter un peu, Ursus Americanus, aussi appelé Baribal (ça claque hein ?), le prédateur en puissance.
Ça fait quand même une petite émotion de se retrouver si près de cet animal plutôt mythique chez nous, un grand prédateur comme on en connaît plus. Rencontre avec une bête qui est capable, si elle a envie, de te courser (40 km/h), de grimper aux arbres, de nager plus vite que toi, de te renverser d’un coup de patte et de te dévorer… Surtout qu’au printemps, ils ont dormi 4-5 mois sous terre, et ils sont affamés !
Y’a relativement peu d’accidents : 60 000 ours au Québec, et un nombre de morts inférieur à 5 (certains disent 2, mais…) depuis que c’est recensé. Bien sûr, y’a moult accidents non mortels. Les ours sont assez peureux, ils fuient en général les premiers. Heureusement pour nous, parce que pour échapper à un ours, à moins d’avoir le gros pick-up à côté… En fait, tant que tu t’approche pas trop, qu’il grogne pas ou se dresse pas sur ses pattes, ça va. Mais si par malheur c’est un ours de mauvais poil ou si t’es entre la mère et ses petits, t’as intérêt à avoir lu les techniques de combats dans les dépliants qui te disent comment tuer un ours de 150 kg à mains nues ! Non, bon, il est pas question de le tuer, mais de lui faire peur, et si ça marche pas, faut le combattre avec un bâton, une bombe à ours (au poivre), ou un crucifix et un chapelet de prières.
Enfin bon, ce brave ours on l’a observé de loin, tout émoustillés, pis il a fini par s’éloigner en mangeant des trucs par terre.
Au retour sur le sentier, surprise, l’ami Bari était revenu, il était un peu en hauteur et a fait un arc de cercle autour avant de nous regarder un peu trop fixement et de bouger un peu la tête. Euh, ben là, comme on nous a dit : on taquine pas plus, on part rapidement, mais sans courir (courir = être une proie) ni le lâcher des yeux.
Après tant d’émotions, on continue la ballade, on rencontre juste des écureuils fous qui sautent de branches en branches en couinant comme des hamsters (ça couine ça ?). On voit des traces énormes, des sabots. Mais comme y’a pas trop de chevaux dans la réservent, c’est autre chose. Et avec une trace de 10 cm de long… Trace d’orignal ! L'orignal ? Y'en a qui connaissent pas, je sais... J'y reviendrai, je pense. Mais son propriétaire est bien caché, faut pas trop en demander, un ours c’est déjà assez bien.
D’ailleurs, terrible comme cadeau d’anniversaire, merci le Québec !
Publié par jerequebec à 21:28:18 dans Escapades... | Commentaires (3) | Permaliens
L'histoire commence dans la note du dessous, braves gens !
L'écriteau du bus est un peu modifié pour les besoins de la cause...
Comme je vais pas faire dix milles notes pour dix milles photos, j'en mets deux-trois dans les albums.
Ah oui, au fait : l'un des grands espoirs du voyageur en fôret au Québec étant de voir des bêtes sauvages, je commence un petit listing.
Je suis mauvais en oiseaux alors je cite que ceux qui m'ont marqués...
À ce jour, des chouettes lapones, des oies des neiges (elles pullullent en ce moment !), une bernache du Canada, des petits pics et des grands pics, un pigarge à tête blanche (un aigle assez gros déjà), des col-verts (nooon !) et pis... je me souviens pas des autres.
En bestiaux, dans les Appalaches, juste des cerfs de virginie, des marmotes (trop fort...), et... une moufette écrasée, la classe ! (c'est la bête blanche et noire dans Bambi, on me dit).
Pis ailleurs, euh... Des écureils à se prendre les pieds dedans, une rat musqué (que des bêtes rares ! hum...), et puis ... ah, ben non, cette bébète-là elle aura droit à sa note spéciale.
Je vois rien d'autre pour l'instant, j'y reviendrai...
Publié par jerequebec à 01:33:00 dans Escapades... | Commentaires (3) | Permaliens
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