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Quelques mois au Québec...

...un français en stage par ici.

Qui, moi ?

Eh bien... Je suis un étudiant français, en stage à Québec au Québec, pour quelques mois (5, c'est-à-dire environ pas assez). Et c'est pas pire, ben content d'y être.

Mais si ça vous intéresse vraiment de savoir qui je suis, d'où je viens, pourquoi je tiens un blog et tout ça, allez plutôt voir dans le thème "Moi et mon blog" !

En attendant, bienvenue et bonne visite !

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Le 24 juin, la Saint-Jean (à Québec) | 05 juillet 2006

(photo à venir, encore...)


Le 24 juin
, pas le choix, c'est...

            ...La fête de la Saint-Jean sur les plaines d'abraham !

Le 24 juin, ici, c'est pour beaucoup de monde (les jeunes surtout) LA date.

Le 24 juin, c'est la Saint-Jean Baptiste, fête nationale du Québec,
appelée Saint-Jean tout court. Et alors, me dira-t-on, en France aussi
y'a la Saint-Jean, et c'est la fête, et on chante et on joue de la
musique autour d'immenses feux.

Ok. Mais la Saint-Jean, au départ
fête de tous les canadiens francophones, est devenue la fête
identitaire des québécois, grand cri et symbole revendicatif d'une
nation (en gardant à l'esprit la différence entre Nation, État et Pays), et en conséquence grand rassemblement souverainiste.

---
Rappel au passage, beaucoup
de français ignorent que la communauté francophone nord-américaine ne
se limite pas au Québec : l'anglais et le français sont langues
officielles du Canada, et on retrouve des communautés francophones dans
plusieurs provinces. En particulier en Ontario et Manitoba (bien
qu'elles soient loin du Québec en nombre), et au Nouveau-Brunswick, où
c'est même une langue officielle de province. L'Acadie (ancienne
colonie), à cheval sur la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et
l'Île du Prince Édouard, possède aussi son propre français, comme le
Québec (enfin, si l'on accepte de distinguer plusieurs français). Il y
a aussi des francophones aux États-Unis (eh oui !), dans les états
l'état de Louisiane, du Vermont, du Maine, et du New Hampshire (mais
toujours avec un français qui leur est propre).
---

Bref, voilà, la parenthèse culturelle est close.

Et
donc, à la Saint-Jean, y'a un jour férié, ce qui a donné une week-end
de trois jours, avec un énorme concert sur les plaines d'Abraham
(immense parc au cœur de Québec). Parce que tout le monde le dit, si je
ne dois la vivre qu'une fois, c'est à Québec qu'il faut vivre la
Saint-Jean. Nico est même monté de Gaspésie pour en profiter. Après une
journée de glandouille, on va prendre l'apéro chez une copine, puis
direction les Plaines. Le temps est super, l'ambiance évidemment
festive, tout le monde est excité : ils attendent toute l'année
l'événement, et ce soir en plus c'est les Cowboys Fringants qui
clôturent la soirée. Pour la fête du Québec, avec une telle
concentration de souverainistes et un groupe assez orienté là-dessus
aussi, ça promet du gros.

Au total, il y aurait eu plus de
250.000 personnes rassemblées sur les  plaines et autour toute la
nuit, pour donnée une idée du truc.Concerts,  groupes, nous on est
posés dans l'herbe parmi moult gens, dans la foule heureuse et
festoyante. Les Cowboys arrivent tard (2h du mat ?), ils mettent le
feu. Ils chantent les plus grandes, celles qui font vibrer la foule et
le cœur des québécois (et des non-québécois aussi bien sûr, mais on est
moins concernés), les drapeaux de toutes les tailles s'agitent par
centaines, c'est la folie. Le chanteur critiquer férocement le
gouvernement québécois libéral et le gouvernement canadien, en
particulier le premier ministre Harper auquel il reproche de « sniffer
le cul de Bush » (en pleine fête nationale sur une scène financée par
la ville et le gouvernement !) sous les acclamations du public
déchaîné. Puis une sono prend la relève, et quand on décide vers 6h du
matin de rejoindre nos plumards, des milliers de personnes sont encore
partout, des centaines dorment par terre, au milieu du champs de
déchets (ben 250.000 personnes çasalit...).

Quelque chose de grand, comme on nous avait dit et répété depuis
des mois ! Bémol, les hots-dogs à 2,5 $ alors qu'ils en valaient à
peine un... Hum. Bon, d'un point de vue québécois il paraît que les
Cowboys ont plus habitué les gens à aller les chercher, à les faire
réagir, à interagir, et que c'est un poil décevant pour une Saint-Jean,
avec tout ce qu'elle symbolise. Mais c'est bien la seule critique.

Le samedi soir, on retourne voir si y'a de l'ambiance : première
surprise, la ville a réussi à faire disparaître des centaines de
mètres-cubes de saloperies éparpillées et incrustées partout en
quelques heures. Deuxième surprise, personne nul part. Ni sur les
plaines, ni dans les bars. Trop épuisante la veille ?

À refaire, si y'a moyen, en tous cas.




Publié par jerequebec à 21:33:11 dans Escapades... | Commentaires (4) |

Déjà aujourd'hui ? | 03 juillet 2006

Je me rends compte avec horreur qu'il ne me reste que deux semaines
de stage, et à peine plus de 3 semaines de présence icitte...

Que le temps passe vite !

J'en aurai bien profité, c'est clair. Pas de regrets.

Maintenant
il va falloir se bouger, entre la fin du stage (faut que je finisse
deux trois trucs...), le mémoire (50 pages de texte à présenter au jury
dans deux mois), tout ce que j'ai dis que je voulais faire avant de
partir, je vais pas trop trouver le temps de buller...

En plus faut que je rattrape encore mon retard ici ! Au programme : le
24 juin, la Saint-Jean : juste un feu et deux guitares en France, une
fête populaire énorme ici (c'est juste la fête du QUébec, en fait...),
puis petite balade en forêt et festival ''Woodstock en Beauce'' cette
fin de semaine.

Rien à voir, ma môman m'informe que j'ai reçu un
courrier de "La Présidence de la République". Quand même, hein, ça
arrive pas tous les jours ! J'en conclue donc que oui, Chirac a bien
des secrétaires efficaces qui répondent à son courrier, et que ce qu'on
écrit est bien lu par quelqu'un. J'espère quand même que Jacques à lu
ma carte postale, ou au moins qu'il sait qu'elle existe... Non qu'il
soit mon idole, loin de là, mais je trouvais ça marrant.

Publié par jerequebec à 17:03:32 dans Des choses et d'autres... (divers) | Commentaires (0) |

Dimanche 18 juin : le parc de la Malbaie | 03 juillet 2006

(Photo à suivre...)

Dimanche 18 juin, le parc national des Hautes-gorges de la rivière Malbaie (région de Charlevoix, rive nord, entre Québec et Tadoussac).

- suite de Cap Tourmente, note précédente -


L'arrivés là-bas est superbe, la route solitaire serpentant dans la forêt, entre cuvettes et vallons...

À
l'accueil, pas de source d'eau potable, le bâtiment est trop reculé (il
marche même au solaire), abrutis que nous sommes on y a pas pensé...
Du coup on a « que » deux litres pour la journée.

On monte dans la navette qui fait le tour des départs de sentiers, le
but est de faire la rando du Mont Acropole, durée prévue 4-5 heures,
plus haut sommet du coin.. Donc trop. Alors on descend au bout de la
ligne pour un sentier menant à un panorama. Balade de 15 minutes
normalement, fait en 10 (on s'en fout pas, c'est important pour la
suite). La balade de 2h30 qu'on voulait faire est pas accessible, faut
qu'on trouve autre chose... La fille du point de renseignement au bout
de la ligne de navette nous dit qu'on peut faire la moitié du mont
Acropole, c'est pas con.

On se lance comme des brutes, en se disant que plus haut on monte mieux
c'est ! Au premier tiers du chemin, en se repérant sur la carte, une
demi-heure seulement a passé. Alors on se dit que 4-5 heures ça doit
être pour les touristes en sandales buveurs de coca, ou pour se faire
mousser un peu, pour les gens normaux... hum... Bref, on continu en
marchant assez vite. Le soleil est de plomb, il fait au moins 35º, on
marche vite, plus vite qu'on le ferait sur du plat d'ailleurs, on sue
de tout notre corps (rarement été aussi mouillé de chaud de ma vie), on
boit comme des trous. On avale les 4,5 kms de montée sur 800 m de
dénivelé en moins de 2h. Arrivées en haut, spectacle magnifique que
celui du paysage qui s'offre à nous : des monts couverts de forêt de
tous les verts existants surplombent la rivière encaissée, qui coule en
bas de la falaise de 500 mètres sur laquelle on est, deux ou trois
grands lac brillent au loin au le soleil...

Là-haut, bien que ne culminant qu'à 900 mètres environ, la végétation
est du type moyenne-haute montagne (différence de climat avec nos
montagnes). On déballe pour manger, on se met à l'abri du vent derrière
un rocher. Mauvaise idée, on y reste environ 2 minutes : à partir de
maintenant, en nature au Québec, c'est soit tu marches, soit tu te mets
où y'a le pire vent, soit tu pus le citron, soit t'es instantanément
couvert de moustiques.

Une garde du parc qui passe, qui demande
si ça va bien, oui merci, blablabla, oui, des caribous observés
hier, blabla, peut-être... Bonne journée ! Son boulot à la fille c'est
de se promener toute la journée et de discuter avec les randonneurs,
pas mal ! Bon, on verra pas de caribous, je suppose que c'est mieux le
matin, avant que trop de monde soit passée et que lesoleil tape si fort.


On boit les deux dernières gorgées d'eau qui restent et on
redescend en courant à moitié pour pas être en retard et parce que
c'est pas désagréable, en à peine plus d'une heure on est en bas. On a
perdu à peine 5 minutes quand, sautant de roche en roche sur le chemin,
une branche fourbe et sanguinaire est apparue de nul part pour se jeter
violemment sur mon ventre, me faisant partir en vrille puis m'écraser
le genou sur une pierre et tout le reste dans une flaque de boue...
Bon, heureusement après deux minutes horribles sans pouvoir marcher
j'ai pu repartir (tant que c'est chaud, comme on dit) et gambader
joyeusement après 5 autres minutes, mais bon dieu j'ai eu peur de nous
foutre dans la merde.

Du coup, la rando est
torchée en 3h au lieu de 4/5, sans compter la pause, on a forcé comme
des bœufs, jamais marché si vite si longtemps même en circonstances
normales... Les séquelles, c'est une soif énorme,et un genou et des
jambes un peu difficile à faire bouger correctement leclendemain.


On a raté la première navette, et on est quand même à la bourre pour
rendre la voiture (ce qui est pas dramatique, juste un peu pluscompliqué).

Puis
une petite bière bien fraîche en terrasse pour sec remettre, en plus il
paraît que c'est bon pour la corps, après le sport (UNE bière, bien
sûr, voyons.).




Et le lundi, qui devait être plein
de choses aussi, ben le corps a décidé que ça suffisait, ça aurait pas
été possible de continuer après un jour de vélo à fond et de canot à
fond, une nuit si courte et un jour demarche forcée en plein caniar.

Alors le lundi en congé, ben ça a plutôt été repos, mais si
j'étais allé travailler j'aurai pas été très efficace non plus...

Publié par jerequebec à 16:39:26 dans Escapades... | Commentaires (0) |

17 juin toujours, Cap Tourmente, encore une fois | 29 juin 2006

(Photo : griffure d'ours sur un arbre...) 

Et après ce pot sympa au bord de l'eau,
samedi 17 juin toujours, en fin d'aprèm, le programme est de retourner
encore une fois à Cap Tourmente - on aime bien !

L'ami Toutoune vientdonc me chercher avec la voiture louée (Gui est
encore à Montréal, aux francofolies). Direct à l'arrivée, balade le
soir dans la réserve, dont l'accueil est fermé en cette heure tardive.
La forêt le soir, c'est agréable ! À condition de pas s'arrêter, c'est
la saison des moustiques...
Il est tard, on arrive sur le dernier
quart du sentier après ¾ d'heure, la nuit tombe doucement, plus tôt que
prévu... Alors on continue à marcher, mais pensant à nos amis les
ours,armés d'une torche et de bâtons de bouleau (donc blancs) destinés
à effrayer un ours dans la nuit, en dernier recours si il se
rapprochait de trop. On marche un peu plus vite, pour sortir, lorsque
dans l'obscurité une ombre noire déguerpis soudain du chemin. Puis on
entend des bruits de bois qui se casse, régulièrement, au même
endroit... On suppose qu'un ours nous a fuis, puis en sécurité dans le
bois s'est mis à manger tranquillement des petites branches...Wow,
petite frayeur, d'autant plus que c'était peut-être un petit, ce qui
implique que la mère est pas loin, prête à le défendre...
On attend
un peu puis on décide d'y aller quand même, sinon faut retraverser
toute la forêt en sens inverse, c'est pas cool et on a d'autant plus de
chance de surprendre d'autres ours...Et les moustiques sont déchainés
dans le bois. Alors on repart doucement en parlant fort, pour bien
signaler notre présence et où on est, en serrant nos bâtons à la main.
On passe la zone à risque, puis on atterris sur la voie du
transcanadien, qui passe dans la réserve. Grande vue sur la voie
ferrée, spectacle grandiose : des centaines de lucioles qui clignotes
dans la nuit ! Des milliers de petites lumières clignotantes qui
volètent tout autour, c'est beau comme des décorations de noël. Ça
c'est pour les yeux, ça rentrerait pas dans un appareil photo.
Bon, puis une heure de marche dans la nuit sur la longue route
déprimante qui revient à l'accueil...

La
voiture est restée devant le portail fermé, on décide d'y passer la
nuit et de repartir au petit jour, vers 5 heures, visiter la réserve –
ce qui sera plus prudent ! Mais on s'aperçois très vite d'un
inconvénient majeur : les moustiques, les maringouins, dont on nous
vante la quantité et la férocité depuis bien longtemps, se jettent avec
avidité sur la viande fraîche qui leur est offerte sur un plateau
d'argent. Le choix est le suivant : dormir la fenêtre ouverte et se
faire dévorer toute la nuit, donc ne pas dormir et souffrir
horriblement pendant une semaine, ou fermer la fenêtre et étouffer dans
une chaleur agonisante, être moite mais respirer un air tout sec (toute
l'eau étant condensée sur nous et les vitres). Donc ne pas dormir non
plus. En dehors de la voiture, c'est encore pire niveau moustiques...
Tout se paye dans ce bas monde...

Donc nuit horrible, 4 heures de
sommeil cumulées au mieux, réveil en urgence à 7h30 –
merde-pas-le-temps-de-retourner-dans-la-réserve...

Pas
le temps, parce que ce qui est prévu est l'ascension du mont Acropole,
dans le parc naturel national des hautes-gorges de la rivière Malbaie,
et qu'on doit rendre la voiture à 17h tapantes. Le parc est à 2h de
Québec et 1h30 de Cap Tourmente au mieux, ce qui laisse peu de temps.
Du coup on décolle de suite.

Publié par jerequebec à 20:17:48 dans Escapades... | Commentaires (2) |

17 juin : enfin la descente de la Montmorency ! | 29 juin 2006

Samedi 17 juin, le Montmo' en canot, enfin!

Ce
samedi, le GAM inaugure son second terrain.Le Gam, c'est le Groupe
d'accès à la Montmorency (Rien à voir avec le CBRM). Le problème de la
Montmorency, sur la partie sud, c'est que toutes les berges sont
privées. Donc impossibles d'accès. Le Gam a été créé par des
kayakistes/canoteurs qui regrettaient beaucoup de ne pas pouvoir
naviguer sur cette rivière magnifique parce qu'ils n'avaient pas de
place d'embarquement ou de débarquement (ils ne peuvent pas traverser
les propriétés privées...). C'est con comme situation ! Du coup, ce
groupe de bénévoles s'occupe de rassembler des fonds (les sous des
membres souvent...) pour créer des accès à la rivière, qu'ils ouvrent à
tout le monde. Ils avaient acheté un terrain, pour l'embarquement, et
la le deuxième, pour le débarquement. La rivière, ils la connaissent
déjà, bien sûr, en s'arrangeant avec des proprios... Mais c'est pas
pratique. C'est fou, des gens qui donnent leur argent pour leur plaisir
certes,mais aussi pour que tout le monde en profite, c'est pas partout que ça existe !

Or donc, l'inauguration officielle (sur le terrain) est
précédée d'une descente de la portion de la rivière entre les deux
terrains, en utilisant pour la première fois celui du bas, et grâce au
stage, j'ai pu m'y faire inviter. Après deux heures de vélo pour aller
au rendez-vous, je suis monté avec Aubert, dans un canot (un canoë), un
gars sympa qui m'a fait enfin découvrir pour de bon cette
rivière sur laquelle je bosse, la Momo comme qu'y disent. Autant j'ai
déjà pas mal navigué en eau-vive en kayak, autant le canoë de rando en
rivière, j'ai jamais fait. C'est d'autres sensations, c'est pas mal
aussi, j'y reviendrai ! Faut dire qu c'est un bon rêve pour un
kayakiste français de descendre une rivière canadienne en canot !

Deux-trois
heures de descente, avec pique-nique sur les rochers, petits rapides
classe 2 à 4, mais rien de bien méchant. Pas assez d'eau,
malheureusement, pour avoir du bouillon, là c'était plutôt du tape-cul
! Des bon passages quand même, d'autant plus que le gars Aubert, aux
commandes de l'engin, a prit un malin plaisir à sauter tous les pires
trous d'eau, drossages, dos de baleine...(mais je lui en veux pas trop,
c'est ben cool). Pis on s'est offert deux-trois surfs sur des bonnes
vagues, correc' ! Bon, faut reconnaître qu'avec un canoë de rando
deuxplaces de bien 4,5 mètres, c'est pasla même affaire qu'avec un
kayak de rivière de 2,5 mètres...

Puis
cérémonie, avec discours, apéro, petits fours, disussions... C'est
l'aboutissement de plusieurs années de travail et d'efforts bénévole,
de dépenses de fric et d'energie, ils sont heureux ! (et moi aussi
d'ailleurs). Une bien bonne journée, que j'attendais depuis assezlongtemps faut dire !

Publié par jerequebec à 20:09:10 dans La Montmorency | Commentaires (0) |

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