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Quelques mois au Québec...

...un français en stage par ici.

Qui, moi ?

Eh bien... Je suis un étudiant français, en stage à Québec au Québec, pour quelques mois (5, c'est-à-dire environ pas assez). Et c'est pas pire, ben content d'y être.

Mais si ça vous intéresse vraiment de savoir qui je suis, d'où je viens, pourquoi je tiens un blog et tout ça, allez plutôt voir dans le thème "Moi et mon blog" !

En attendant, bienvenue et bonne visite !

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Pas de photos ? | 12 juillet 2006

Deux-trois choses en vrac :

- Si y'a plus de photos, c'est
parce que j'ai de moins en moins de temps, et surtout plus de
connection chez moi, donc je suis obligé de le faire à mon stage. Et
j'ai parfois un peu la flemme aussi...

- Si la mise en forme du
texte est bizarre, qu'il y a des passages à la ligne qui ont rien à
faire là et que plusieurs lignes sont sautées d'un coup, c'est pas
parce que je trouve ça joli, que je suis victime de troubles
psychologiques ou que je bois, c'est un bug, et plus j'essaye de
réparer plus la mise en forme s'empire.

- Vindieu, on est
mercredi soir, je sors du boulot dans 2 minutes, et je fini mon stage
vendredi ! Plus que 13 jours au Québec...

Je vais faire un tour, en Gaspésie je pense, pendant les jours qui me
restent. Je ne suis pas sûr de pouvoir les raconter ici, on verra... En
tous cas, peut-être pas de mise à jour avant un certain temps.

- Je ne vais pas fermer le blog direct. Reviendrai sur mes derniers instants, je pense, et peut-être une sorte de bilan.

Si quelqu'un qui passe par là, un français qui voudrait venir au Québec
ou un québécois qui irait bien en France, qui voudrait des
renseignements, n'importe quoi, qu'il me contacte, par courriel ou en
laissant un commentaire, j'en parlerai avec plaisir. Aux deux, en tous
cas, allez voir le site de l'OFQJ, en lien à droite !

Publié par jerequebec à 22:12:39 dans ...Moi et mon blog... | Commentaires (2) |

Petit tour au nord... | 12 juillet 2006

Un peu de bougeage au niveau du stage...

Déjà pendant une semaine j'ai fais du porte-à-porte à pied, au nord de Québec.
Là-bas c'est un peu rural, Sainte-Brigitte de Laval, c'est plus la ville.

Suis
allé voir les gens pour faire de la sensibilisation aux problématiques
de l'eau : économiser, protéger. Faire attention à sa fosse septique
(qu'elle contamine pas les puit des voisins et la rivière), ne pas
mettre de pesticides ou d'engrais, entretenir son coin de berge pour
limiter l'érosion et la pollution par les eaux d'écoulement (filtrage
par la ripisylve, bande de végétation sur la rive), etc...
Des gens bien, des gens moins bien, et des vrais cons...


Mais le vrai bon truc, c'était ce mardi 11, dans la forêt au nord de Québec, dans la Forêt Montmorency, dans la Réserve faunique des Laurentides.

Avec
un membre du Conseil de Bassin...(cf lien mon stage, CBRM),
"Surintendant des opération forestières et ingénieur forestier" d'une
scierie, on est allés avec les gens du boulot visiter l'exploitation,
justement. On s'est bien enfoncés dans la forêt, et sur près de 150 km
de chemins forestiers dans la journée, en 4x4, pas le choix, on a
observé la gestion de la forêt, les machines, les pratiques
forestières, la gestion autour des lacs et cours d'eau... Ça dira rien
à personne, mais on est montés par exemple au lac des Neiges, au nord
du bassin versant de la rivière Montmorency.

(parenthèse : je crois que je ne
l'ai jamais expliqué : un bassin versant est un territoire dont toutes
les eaux (pluie, par ex) coulent vers la même rivière, directement ou
en passant par ses affluents.)


Le CBRM a de la chance, ce ne sont pas des bûcheron sauvages
sans foi ni loi, ils respectent pas mal les rivières et
l'environnement, ce qui fait qu'on a à peu près pas de problèmes avec
eux. D'autres conseils de bassin versant ont beaucoup plus de
difficultés avec les exploitants forestiers...

On s'est donc
baladés dans le bois tout le jours, à observer les coupes, la
régénération, les machines qui coupent, empilent, transportent sur le
bord de la parcelle, ébranchent et rempilent puis emportent les arbres
à la scierie, les aménagements de chemins, de barrages, de ponceaux, de
camps pour la pèche et surtout de camps forestiers, bref, très
intéressant.
Le gars de la scierie avait sa cibi, ils s'en servent
pour communiquer, demander des choses, en cas d'urgence, les camions de
30 tonnes préviennent quand ils passent, etc, et du coup on entendait
des conversations des bûcherons entre eux, bien québécois, qui
parlaient en termes techniques, c'était ben drôle je comprenais un mot
sur deux...

À midi, on mange au camp forestier : au milieu de la réserve
faunique des Laurentides, un camps où dorment et mangent les
travailleurs forestiers.

Et vindieu, à la cantine on y mange bien ! Repas complet avec tourte au
saumon pour moi, entrée et gâteau en dessert, plein de petits bonus à
volonté, comme fromage, gâteaux secs et biscuits, caramel au sirop
d'érable, pleine choses excellentes, un peu gras et sucré parce que
faut de l'énergie quand on bosse dans le bois, certes, faut pas y
manger à l'année si t'y bosses pas. En tous cas, rien à voir avec la
bouffe à la cantine à l'école ! Assis autour d'une grande table, avec
les contremaîtres (les bûcheurs magnent le plus souvent sur place,
c'est plus simple), bonne ambiance.

Ça peut poser question, alors petite explication rapide :

Les parcs nationaux (la plupart, deux exceptions) et les réserves
fauniques sont gérées et "possédés" par la Sépaq (Société des
Établissements de Plain Air du Québec), missionné pour ça par le
gouvernement. Elle gère ou contrôle donc tous les usages qui y sont
pratiqués, c'est à dire pas énormément : essentiellement le tourisme et
la foresterie.
Les exploitants forestiers négocient des concessions,
mais uniquement dans les réserves fauniques (pas de coupes dans les
parcs nationaux, qui sont dédiés à la conservation et au tourisme). Les
concessions dans les réserves sont évidemment accordées intelligemment
pour la protection de la faune...

Je précise au passage qu'à part
un orignal à au moins 800m, broutant dans l'herbe au bord d'un lac, au
milieu du bois toujours, et un porc-épic renversé sans doute par un
camion de bois, je n'ai pas vu de bêtes...

Une bien bonne
journée, c'est cool  d'avoir pu le faire avant de partir, et
d'être enfin monté au nord voir à quoi ressemble cette forêt.
ET puis je suis plutôt content d'avor vu le bûcheronnage au Québec !

Publié par jerequebec à 21:57:37 dans Escapades... | Commentaires (0) |

7 et 8 juillet : Parc national du Bic | 12 juillet 2006

On nous en a dit tellement de bien, ce week-end, 7 et 8 juillet, c'est parti pour le

Parc National du Bic.


Profitant du fait que notre coloc'
Chantal et son frère descendent chez eux en Gaspésie, on se fait
déposer le vendredi soir vers le parc, à 300 km de Québec, rive sud,
direction la Gaspésie (bien sûr) (juste avant Rimouski).

C'est un petit parc, 22km², au bord du fleuve - qui est déjà comme la mer à ce niveau (avec des marées et de l'eau salée).


Le
premier soir, débarqués à 1h du mat', impossible de rentrer dans le
parc. Le seul endroit qu'on trouve pour se tenter (planter la tente, en
français de France) c'est un coin d'herbe entouré d'arbres à côté d'une
halte routière (aire de repos) de la grande route (la nationale, en
quelque sorte), entre la route, la voie ferrée et sous une ligne à
heute tension. Qualité de sommeil inégalable. Heureusement, il fait
beau, on dort à la belle.


Le lendemain on traîne pas, on file au
parc, on paie notre droit d'entrée qui est toujours de 3,5 $, puis un
gars en camion Westfalia typique nous ramasse et nous porte au centre
d'interpretation (au Québec, y'a toujours 5 à 15 km entre l'entrée du
parc et l'accueil).

On se balade, le parc est magnifique : avec le littoral nordique, des
îles, des petites montagnes, des roches sédimentaires à la forme
étonnante (des formations géologiques bizarres), des résineux
(épinettes surtout, sapins) qui arrivent jusqu'à la plage, etc, paysage
superbe et étonnant. On se croirait tantôt en Bretagne, Scandinavie,
Australie, sur Mars... Sur Mars, quand y'a d'un coté la falaise et les
roches pointues, déchirées, d'un côté la mer, 5 mètres plus bas, d'un
bleu profond et foncé, et au milieu, sur la roche, sous nos pieds, des
trainées d'algues vertes fluo dans des flaques. Le parc est tout petit,
mais il regorge de richesses, il est super beau, les entiers sont bien
faits. Y'a un circuit littoral, non accessible à marée haute, assez
difficile, mais qui vaut vraiment le coup (en gros, je suis en train
d'en faire la pub...).


Et, et, et... Et puis à marée haute, sur
les rochers dans les baies, y'a plein de phoques qui se dorent la
couenne au soleil au milieu de l'eau. On dirait des grosses saucisses
qui font des formes bizarres parfois, c'est bien marrant.


Deuxième
soir, on veut dormir sur la plage : il paraît que c'est les des quatres
plus beaux endroits au monde pour les couchers et levers de soleil
(m'enfin, n'importe qui est capable de décider ça...).

On trouve un coin tranquille, non visible du chemin, on se poe sans
planter la tente (c'est mieux, pis c'est interdit dans un parc). Le
soleil est magnifique, rouge flamboyant, mais le ciel rien, c'est
plutôt décevant... On passe toute la nuit enfermées dans nos duvets,
sans le moindre trou : il fait pas froid, mais un vent du feu de dieu
souffle en continu, avec d'énormes bourrasques, transperçant les duvets
et fouettant avec du sabl de la plage. Encore une nuit horrible... Le
moindre truc qui dépasse est couvert de sable... Évidemment, dans le
couloir du Saint-Laurent, le vent et libre (comme l'air, haha).


Lendemain,
lever de soleil comme le coucher. Pas un nuage pour donner de l'effet.
Matin dans le parc, puis on sort pour rentrer "sur le pouce". Après
avoir poireauté 1h30 au soleil (méchant coup de soleil au bras droit,
c'est joli), on nous prends pour nous déposer 50 km plus loin, ou une
fille nous embarque après 15 minutes (elle aime tellement les
auto-stoppeurs qu'elle a fait demi-tour juste pour revenir nous
prendre).

Et encore une fois on en a appris plein sur le Québec, ses problèmes,
tout ça... Une fille bien relevée contre la consommation à
l'américaine, le retour est passé vite.

Et paf, on va s'acheter à manger en sortant de la voiture, un gars qui
sortait du magasn qui nous aborde juste parce qu'on a des sacs de
rando, qui nous propose de nous emmener aux meilleurs places pour
tendre le pouce si on a besoin plus tard... Bin, sympa merci !


Publié par jerequebec à 17:28:07 dans Escapades... | Commentaires (0) |

1 et 2 juillet : Woodstock en Beauce ! | 12 juillet 2006

Le samedi 1er et dimanche 2 juillet, festival de Woodstock en Beauce !

Après une longue reflection posés au soleil,
finalement... Si on allait au festival Woodstock en Beauce ? C'est à 2h
de là où on est et un peu moins de Québec, rive sud, pas loin du Maine
eux États-Unis, dans la région de la Beauce évidemment. Un festival où
on nous à promis une très bonne ambiance. Le problème est le prix
énorme, à savoir 35 dollars l'entrée pour un soir (25 euros), plus 20
dollars (14 euros) de camping. Mais on n'a qu'à payer que le camping et
ne pasentrer sur le site du pestacle, juste profiter de l'ambiance.

Comme
on arrive assez tard, on va à l'entrée : plus de place pour se garer,
et comme c'est plein de boue, c'est risqué. Faut aller prendre la
navette depuis le village. Après plusieurs tentatives et
découragements, on parvient à négocier avec la fille qui vend les
billets pour la navette : normalement, on est obligés de payer direct
l'entrée au festival... Hors de question, pas assez de sous, surtout
qu'il est tard. On va pas payer 35 piastres pour 2h de spectacle. Sur
cet argument, et en lui disant qu'on nous a assuré à l'entrée qu'on
pouvait payer l'entrée sur place (ce qui est vrai, on nous l'a dit), on
parvient à monter pour 3 $ de ticket. En fait, c'était faux : on entre direct dedans avec le bus, sans payer...

Ça
se présente comme ça : une grande enceinte avec des champs pour camper,
et dedans une plus petite avec la scène. Y'a des points de contrôles à
cette deuxième entrée, faut un bracelet, on l'a pas. Et pour le camping
aussi on est supposé en avoir, mais niet... Alors bon, le premier soir,
il est tard, on verra demain : on se pose sur un carré d'herbe libre.
Un gars arrive en courant, disant que c'est son emplacement, que c'est
correct pour ce soir mais que des amis à lui arrivent le lendemain.
Ok... Du coup le lendemain on va voir plus loin, on se met au milieu
dans grand espace libre, un peu humide. On glande toute la journée,
content de pas avoir payé : les spectacles sont un pas terribles, à ce
qu'on entend. On est arrivés pour entendre sur le chemin les deux
dernières chansons des Cowboys Fringants, pas de chance. L'ambiance sur
le site est bonne, les gens sont sympa, y'en a qui ont amenés des
piscines qu'ils ont rempli... on sait pas comment, y'en a qui ont monté
des terrasses en bois, avec des canapés, y'a des feux de camp partout,
c'est sympa.

Mais au final, rien à voir avec le Woodstock originel, au niveau de la
musique, de l'ambiance... Tant pis, c'est moins cool, dans un sens tant
mieux, y'a moins de gens défoncés à toutes les substances imaginables,
d'overdosés, etc, ce qui au niveau de l'ambiance est pas forcément
terrible non plus (là c'est surtout de la bière).

Tout du long, c'est une alternance de pluie et de soleil, ce qui
fait qu'avec tous les gens qui passent et toutes les voitures, les
chemins se transforement en rivières de boue. Partout, tout le monde en
a plein les chaussures. Des tracteurs tourent toute la journée en
continu pour débourber les voitures, des gens en 4x4 et en pick-up qui
font les malins sur les bosses, dont on voit plus les roues sous la
bouète (comme qu'y disent). D'où bouestock (ou encore Woodstock en Bouète, selon les personnes.
Ce qui nous fait aussi comprendre pourquoi là où
on a planté, y'avait personne : la veille, la mare était derrière la
tente, le lendemain, devant... Pas de problème, la bâche du tapis de la
tente est imperméable. Le toit moins, on fini encore la nuit mouillés...

Au final, un bon week-end quand même, bien crevant comme d'habitude...
Woodstock en Beauce ne mérite pas son nom, mais c'est sympa. Mais c'est trop cher.


Publié par jerequebec à 16:36:02 dans Escapades... | Commentaires (0) |

Vendredi 30 juin : le parc de la Mauricie | 12 juillet 2006

(Image à venir, peut-être...)

Le vendredi 30 juin, balade au
Parc national de la Mauricie.


Le 1 juillet, c'est la fête nationale du Canada.
Y'a pas mal de festivités (organisées en force par le gouvernement
fédéral pour amadouer les québécois). Mais pas mal de monde s'en fout
ici (c'est surtout le jour où tout le monde fait ses déménagements !).
Le vendredi est donc ferié. Et on compte bien en profiter. On, c'est
Nico, qui est resté après la Saint-Jean (son stage est pas très
dense...), Toune et moué (Guillaume restant à Québec). Comme souvent au
dernier moment, le programme pour la fin de semaine s'est décidé au
dernier moment... La veille, alors qu'on y réfléchissait, le téléphone
sonne : Julie, une copine gaspésienne, qui ne devait pas être libre ce
week-end et qui finalement l'est... Et elle a unevoiture, ce qui nous évite d'en louer une.


Du coup, on se décide pour le parc national de
la Mauricie (entre Montréal et Québec, au nord de Trois-Rivières) pour
le vendredi, puis camper « à l'arrache », puis aller au parc national
des Grands Jardins, qui est supposé magnifique, à l'est un peu avant le
parc de la Malbaie, avant Tadoussac.


On décolle donc, sous la pluie, assez en retard.... Mais le gris
devient soleil, et on n'a plus le temps de faire la grande rando de 7h
alors on opte pour une de 2h30. Bien agréable encore, c'est une
succession de décor étonnants et différents : plat, collines,
végétation (résineux / feuillus / lichens /...). Le parc est géré par
le Canada, l'entrée est deux fois plus chère que dans les parcs gérés
par le Québec pour un service moitié moindre... Mais c'est un bon parc quand même.

On y trouve moult chanterelles, qui feront le dimanche une grandiose bouffe avec la pintade offerte par madame Loup après la tonte des moutons (surgelée, la pintade, bien sûr...), soit dit en passant.
On se fait aussi complètement bouffer par les moustiques, saloperies ! Horrible, on s'est fait harceler, presque impossible de s'arrêter sinon ils chargent.

Publié par jerequebec à 16:05:45 dans Escapades... | Commentaires (2) |

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