Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Quelques mois au Québec...

...un français en stage par ici.

Qui, moi ?

Eh bien... Je suis un étudiant français, en stage à Québec au Québec, pour quelques mois (5, c'est-à-dire environ pas assez). Et c'est pas pire, ben content d'y être.

Mais si ça vous intéresse vraiment de savoir qui je suis, d'où je viens, pourquoi je tiens un blog et tout ça, allez plutôt voir dans le thème "Moi et mon blog" !

En attendant, bienvenue et bonne visite !

Album

Rechercher

Compteur

Depuis le 02-05-2006 :
26146 visiteurs
Depuis le début du mois :
253 visiteurs
Billets :
48 billets

17 juin toujours, Cap Tourmente, encore une fois | 29 juin 2006

(Photo : griffure d'ours sur un arbre...) 

Et après ce pot sympa au bord de l'eau,
samedi 17 juin toujours, en fin d'aprèm, le programme est de retourner
encore une fois à Cap Tourmente - on aime bien !

L'ami Toutoune vientdonc me chercher avec la voiture louée (Gui est
encore à Montréal, aux francofolies). Direct à l'arrivée, balade le
soir dans la réserve, dont l'accueil est fermé en cette heure tardive.
La forêt le soir, c'est agréable ! À condition de pas s'arrêter, c'est
la saison des moustiques...
Il est tard, on arrive sur le dernier
quart du sentier après ¾ d'heure, la nuit tombe doucement, plus tôt que
prévu... Alors on continue à marcher, mais pensant à nos amis les
ours,armés d'une torche et de bâtons de bouleau (donc blancs) destinés
à effrayer un ours dans la nuit, en dernier recours si il se
rapprochait de trop. On marche un peu plus vite, pour sortir, lorsque
dans l'obscurité une ombre noire déguerpis soudain du chemin. Puis on
entend des bruits de bois qui se casse, régulièrement, au même
endroit... On suppose qu'un ours nous a fuis, puis en sécurité dans le
bois s'est mis à manger tranquillement des petites branches...Wow,
petite frayeur, d'autant plus que c'était peut-être un petit, ce qui
implique que la mère est pas loin, prête à le défendre...
On attend
un peu puis on décide d'y aller quand même, sinon faut retraverser
toute la forêt en sens inverse, c'est pas cool et on a d'autant plus de
chance de surprendre d'autres ours...Et les moustiques sont déchainés
dans le bois. Alors on repart doucement en parlant fort, pour bien
signaler notre présence et où on est, en serrant nos bâtons à la main.
On passe la zone à risque, puis on atterris sur la voie du
transcanadien, qui passe dans la réserve. Grande vue sur la voie
ferrée, spectacle grandiose : des centaines de lucioles qui clignotes
dans la nuit ! Des milliers de petites lumières clignotantes qui
volètent tout autour, c'est beau comme des décorations de noël. Ça
c'est pour les yeux, ça rentrerait pas dans un appareil photo.
Bon, puis une heure de marche dans la nuit sur la longue route
déprimante qui revient à l'accueil...

La
voiture est restée devant le portail fermé, on décide d'y passer la
nuit et de repartir au petit jour, vers 5 heures, visiter la réserve –
ce qui sera plus prudent ! Mais on s'aperçois très vite d'un
inconvénient majeur : les moustiques, les maringouins, dont on nous
vante la quantité et la férocité depuis bien longtemps, se jettent avec
avidité sur la viande fraîche qui leur est offerte sur un plateau
d'argent. Le choix est le suivant : dormir la fenêtre ouverte et se
faire dévorer toute la nuit, donc ne pas dormir et souffrir
horriblement pendant une semaine, ou fermer la fenêtre et étouffer dans
une chaleur agonisante, être moite mais respirer un air tout sec (toute
l'eau étant condensée sur nous et les vitres). Donc ne pas dormir non
plus. En dehors de la voiture, c'est encore pire niveau moustiques...
Tout se paye dans ce bas monde...

Donc nuit horrible, 4 heures de
sommeil cumulées au mieux, réveil en urgence à 7h30 –
merde-pas-le-temps-de-retourner-dans-la-réserve...

Pas
le temps, parce que ce qui est prévu est l'ascension du mont Acropole,
dans le parc naturel national des hautes-gorges de la rivière Malbaie,
et qu'on doit rendre la voiture à 17h tapantes. Le parc est à 2h de
Québec et 1h30 de Cap Tourmente au mieux, ce qui laisse peu de temps.
Du coup on décolle de suite.

Publié par jerequebec à 20:17:48 dans Escapades... | Commentaires (2) |

17 juin : enfin la descente de la Montmorency ! | 29 juin 2006

Samedi 17 juin, le Montmo' en canot, enfin!

Ce
samedi, le GAM inaugure son second terrain.Le Gam, c'est le Groupe
d'accès à la Montmorency (Rien à voir avec le CBRM). Le problème de la
Montmorency, sur la partie sud, c'est que toutes les berges sont
privées. Donc impossibles d'accès. Le Gam a été créé par des
kayakistes/canoteurs qui regrettaient beaucoup de ne pas pouvoir
naviguer sur cette rivière magnifique parce qu'ils n'avaient pas de
place d'embarquement ou de débarquement (ils ne peuvent pas traverser
les propriétés privées...). C'est con comme situation ! Du coup, ce
groupe de bénévoles s'occupe de rassembler des fonds (les sous des
membres souvent...) pour créer des accès à la rivière, qu'ils ouvrent à
tout le monde. Ils avaient acheté un terrain, pour l'embarquement, et
la le deuxième, pour le débarquement. La rivière, ils la connaissent
déjà, bien sûr, en s'arrangeant avec des proprios... Mais c'est pas
pratique. C'est fou, des gens qui donnent leur argent pour leur plaisir
certes,mais aussi pour que tout le monde en profite, c'est pas partout que ça existe !

Or donc, l'inauguration officielle (sur le terrain) est
précédée d'une descente de la portion de la rivière entre les deux
terrains, en utilisant pour la première fois celui du bas, et grâce au
stage, j'ai pu m'y faire inviter. Après deux heures de vélo pour aller
au rendez-vous, je suis monté avec Aubert, dans un canot (un canoë), un
gars sympa qui m'a fait enfin découvrir pour de bon cette
rivière sur laquelle je bosse, la Momo comme qu'y disent. Autant j'ai
déjà pas mal navigué en eau-vive en kayak, autant le canoë de rando en
rivière, j'ai jamais fait. C'est d'autres sensations, c'est pas mal
aussi, j'y reviendrai ! Faut dire qu c'est un bon rêve pour un
kayakiste français de descendre une rivière canadienne en canot !

Deux-trois
heures de descente, avec pique-nique sur les rochers, petits rapides
classe 2 à 4, mais rien de bien méchant. Pas assez d'eau,
malheureusement, pour avoir du bouillon, là c'était plutôt du tape-cul
! Des bon passages quand même, d'autant plus que le gars Aubert, aux
commandes de l'engin, a prit un malin plaisir à sauter tous les pires
trous d'eau, drossages, dos de baleine...(mais je lui en veux pas trop,
c'est ben cool). Pis on s'est offert deux-trois surfs sur des bonnes
vagues, correc' ! Bon, faut reconnaître qu'avec un canoë de rando
deuxplaces de bien 4,5 mètres, c'est pasla même affaire qu'avec un
kayak de rivière de 2,5 mètres...

Puis
cérémonie, avec discours, apéro, petits fours, disussions... C'est
l'aboutissement de plusieurs années de travail et d'efforts bénévole,
de dépenses de fric et d'energie, ils sont heureux ! (et moi aussi
d'ailleurs). Une bien bonne journée, que j'attendais depuis assezlongtemps faut dire !

Publié par jerequebec à 20:09:10 dans La Montmorency | Commentaires (0) |

Les 10 et 11 juin, Tadoussac. 2 - Le festival | 27 juin 2006

Comme j'ai pas une photo du festival (juste deux
de la tente innondée, mais ça rend rien et on s'en fout), je vous mets
der béluga. Évidemment on les voit pas comme ça quand on regarde depuis
la berge, on voit juste leurs dos blanc émerger de temps en temps à la
surface, sans la tête (inutile de préciser bien sûr que c'est moi qui
ai pris la photo ! Hum...).


Les 10 et 11 juin, Tadoussac.
Étape 2 - le festival.
Le bonheur...

Le gars nous dépose juste devant l'auberge, juste après le quai du
traversier avec lequel on franchti le fjord, sur la grand-route. Là,
surprise : plein de bruit, de musique, de lumières, de gens
partout...L'auberge est bondée, on le savait pas mais c'est l'une des
places où joue le festoche. On commence par discuter avec des gens, une
bière à la main pour se réconforter du périple, sous un auvent. Puis on
arrive à récupérer des bracelets d'entrée de gens qui quittaient, on
entre donc. Concert des Fils de Teuhpu, petit groupe français au nom
bizarre mais à la musique sympa. On croise direct Nico, c'est cool, on
va poser nos sacs dans sa tente (il a retrouvé ici des potes français à
lui, de passage...). Puis voilà, soirée... Le groupe entraîne bien son
monde, le public québécois apprécie (et nous aussi), il se fait
rappeler moult fois à la fin. Après le concert, errant parmis les
tentes plantées dans la forêt (camping de l'auberge), on tombe sur des
québécois qu'on rejoint sous leur bâche (à l'abris de la pluie, oui !)...
Beaucoup plus tard, vers 5h – 5h30 du mat, Toutoune et moi on va
planter la tente. On a pas d'emplacement forcément, alors on cherche...
On trouve une place correcte, pente douce mais bonne herbe au sol. Il
retourne sous la bâche, moi je vais voir les baleines en ne pas admirer
le lever de soleil, impossible à voir derrière le ciel bouché (le jour
s'est levé en moins de 2 minutes, impressionnant !). Pas de baleine...

Alors
au pieu. J'arrive dans la tente, j'éponge ce qui est rentré d'eau, je
met la couverture de survie pour étanchéifier la porte, j'essore mon
pantalon et je prie l'esprit de la forêt de ne pas mourir noyé dans mon
sommeil.

Au
matin, vers 12h, je me réveille à cause de mon duvet qui a absorbé une
bonne partie de l'eau qui s'est infiltrée dans notre tente Canadian
Tire à 100 $ (70 euros). Qui a déjà dormis dans un duvet mouillé ?
C'est pas la joie... Toutoune, c'est les gouttes qui lui tombent sur le
nez qui le sorte de son duvet (Étanche, lui, enfoiré).

Un peu
plus tard, on commence à plier... Des flaques se sont formées sous les
sacs, donc l'intérieur est mouillé. L'intérieur, c'est les affaires
sèches prévues à cause de la pluie... Y me reste une paire de chaussettes
sèches, Alleluja ! C'est un plaisir très bref, les pieds secs c'est un
peu une utopie, vus le temps dehors et surtout l'état des chaussures...

Bref,
on plie la tente mouillée, on s'aperçoit qu'on a campé dans le jardin
d'une maison (ben y'avait aucune limite pour nous le montrer la
veillle...), on retourne à l'auberge se mettre à l'abri. On y voit Nico
et ses collègues, on écoute un groupe improvisé d'une dizaine de
musiciens baroudeurs, qui mélange superbement percussions, flûte
traversière, guitare, banjo, d'autres choses que j'ai oublié, pis
surtout un kazou comme j'ai jamais entendu en jouer si bien (j'en ai
pas entendu moult non plus dans ma vie, c'est vrai). On aurait dit une
trompette, c'est dingue, on me l'aurait raconté que je l'aurai pas cru
possible. Et un autre gars faisait des claquettes, il portait une cape
noire avec une capuche noire, surmontées d'une peau de loup. Ambiance
et musique fantastiques.

Puis on va voir les baleines sur un cap. Enfin, on va ne pas voir les
baleines. Inutile de préciser la météo... Mais à peine 5 minutes après
notre arrivée sur les rochers, un groupe de Bélugas qui passe au loin !
Magnifique ! Des bélugas... Ils sont loin et les bélugas ne sautent pas,
mais c'est ben ben quand même. Encore une bête à l'avenir incertain...

Après une longue et vaine attente dans l'espoir de revoir quelque chose, on décide de repartir.

Il est vers 16h30-17h le dimanche, on doit rentrer sur le pouce, si personne nous prend on est bien dans la... dedans !

Pendant
40 minutes on arpente les files de voitures qui font la queue pour le
traversier...(là, chance, la pluie s'est bien calmée).

Finalement
on embarque avec deux jeunes, puis on arrive à Québec, grosse douche
chaude après n'avoir pas séché pendant plus de 30 heures...

Finalement, un très mauvais départ, mais malgré la pluie un pur week-end ! On s'est bien rattrapés...

Publié par jerequebec à 20:29:33 dans Escapades... | Commentaires (0) |

Les 10 et 11 juin, Tadoussac. 1 - Le voyage. | 27 juin 2006

(Photo : les Fils de Teuhpu à Tadoussac, par Nico, merci !)

(Au passage, y'a des nouvelles photos dans l'album de temps en temps. Suffit de regarder à gauche...)

Les 10 et 11 juin, expédition Tadoussac.
Étape 1, le voyage.
La galère...

 

Cette
fin de semaine, on décide la veille au soir d'aller au Festival de la
Chanson de Tadoussac. La veille au soir, parce qu'au début la pluie
nous repoussait, les pré-ventes étaient épuisées, et le concert des
Cow-boys Fringants avait eu lieu le jeudi soir. Mais on s'est dit...
pourquoi pas, on y croisera peut-être en plus Nico qui est supposé y
venir en stop. Guillaume lui est parti pour Montréal, chez le collègue
Julien.

On part donc à l'aube, vers 12h15, pour aller on ne
sait comment à Tadoussac. Tadoussac, c'est à 220 km de Québec, environ
3h de route, plus ou moins selon si quand on arrive au fjord du
Saguenay, le traversier pour changer de rive est là ou pas...

Sous
la pluie, on part avec nos sacs et la tente en bus vers la terminus,
pour y tendre le pouce. Terminus où on rencontre d'ailleurs une jeune
punk un peu bizarre, qui nous raconte entre autres qu'elle va aller
voir un artiste au festival de Québec « juste pour lui lancer des
roches tellement il est mauvais »... Enfin, marrant.

Tout
l'aprèm' entre les bus, plusieurs heures de marche sous la pluie à
faire du pouce dans le vent, personne qui s'arrête, on est encore pas
aux bon endroits, on est détrempés, on marche jusqu'à 1 km plus loin
que la chute, où dit dans un grognement qu'on aurait du appeler
Allo-Stop, ce en quoi il a bien raison... Dépités, à 17h, on entame le
retour (sous la pluie toujours). Repassant à côté de la chute,
j'aperçois une cabine téléphonique qui brille au loin. Allo-Stop ferme
dans une demi-heure et une cabine est un bon abris contre la pluie,
deux bonnes raisons pour s'y précipiter. Et là, coup de chance
incroyable : un gars pars de l'autre bout de Québec à 20h, ce qui nous
laisse juste un peu plus que le temps de le rejoindre, youpi on y
croyait plus ! Ben personne ne fait ce chemin à cette heure-là !

Allo-Stop,
pour les ignares ceux qui connaissent pas, c'est une société qui
organise le covoiturage au Québec entre les grosses villes en échange
de 6 $ par trajet, plus une somme a payer au chauffeur, selon la
distance.

Toutoune est pas inscrit, il est trop tard pour le
faire (faut aller aux bureaux...), je me démerde pour savoir si y'a deux
place, j'en réserve une en espérant que l'autre reste libre (Y'a des
chances, à cette heure, pour ce trajet !)

En
trois heures, on a juste le temps de rentre une demi-heure chez nous,
mettre des chaussettes sèches, manger un bout, puis arriver au départ.

Après
3 heures de routes sous la pluie, avec un fou qui faisait plein
d'écarts, de l'aqua-planing sans ralentir, qui conduisait comme un
débouche-chiotte, qui a failli nous planter 10 fois dans les virages,
on arrive devant l'auberge de jeunesse. Il est 23 heures, c'est à dire
qu'au total, le voyage a duré 10 heures... Ça fait du bien d'arriver.
Même si c'est dans la boue et sous la mousson.

 

Publié par jerequebec à 20:07:26 dans Escapades... | Commentaires (0) |

Les photos... | 22 juin 2006

(le logo a pas rapport, c'est juste pour faire de la couleur)

 Alors bon, les évènements des derniers jours ont fait qu'une série de circonstances conjoncturées ont nuit au développement structurel prévisionnel, me plaçant dans une situation de restriction ambulatoire et libertaire, escamotant ainsi la mise en ligne escomptée des clichés se devant d'accompagner et d'appuyer subtilement la narration. Fichtre.

Tout ça pour dire que j'ai pas pu récupérer et poser les photos pour les moutons et la suite, qui est déjà écrite mais qui attends justement ces photos pour être mise en ligne...
Et ça risque de ne pas être fait avant quelques jours : cette fin de semaine, c'est la Saint-Jean (-Baptiste), la fête du Québec avec des bons concerts (les Cowboys Fringants, sur les plaines !), et je pense pas que je vais rester devant mon ordi !

Bon week-end aux maudits français,
Bonne fin de semaine aux esti' d'Québécois !

Publié par jerequebec à 16:15:32 dans ...Moi et mon blog... | Commentaires (1) |

1| 2| >>