Eh bien... Je suis un étudiant français, en stage à Québec au Québec, pour quelques mois (5, c'est-à-dire environ pas assez). Et c'est pas pire, ben content d'y être.
Mais si ça vous intéresse vraiment de savoir qui je suis, d'où je viens, pourquoi je tiens un blog et tout ça, allez plutôt voir dans le thème "Moi et mon blog" !
En attendant, bienvenue et bonne visite !
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Petite carte pour situer un peu le Québec, et la ville de Québec.
Dommage j'aurai pu mettre foule d'informations, mais la carte apparaît trop petite sur le blog, et ce qui est écrit se voit pas bien - à moins de faire un gros zoom, mais on pert l'intérêt de la carte générale.
J'en mettrai plus tard une autre centrée sur Québec-ville, je pense.
Merci à ma collègue cartographe Marie-Josée pour avoir fait ça en 2 minutes, à cloche-pied sans les mains !
Québec-Montréal : 250 km, 3 heures de route en voiture.
Ici, la vitesse sur autoroute est limitée à 100 km/h. Pis faut voir que d'une part, c'est gratuit, et d'autre part l'hiver ça gèle et parfois ça dégèle, et à force, les routes elles aiment pas trop... (craquelures, nids de poule...).
Publié par jerequebec à 15:20:41 dans Des choses et d'autres... (divers) | Commentaires (2) | Permaliens
Opla ! Je me dépêche de rattrapper mon retard avant le week-en Euh, la fin de semaine, parce que si les quatre jours qui approchent (samedi, dimanche, lundi férié + mardi congé) tiennent leurs promesses, j’espère avoir matière à écrire.
Attention, note plutôt longue !
(mais y’a des bêtes dedans, héhé ! )
Samedi 13 et dimanche 14 mai, encore après une longue réflexion, l’objectif est le parc national de la Jacques Cartier. (La Jacques Cartier c’est une rivière) en stop, ou plutôt sur le pouce.
Le parc, c’est en fait le commencement de la réserve faunique des Laurentides, immense forêt qui s’étend sur pas loin de 200 km de long (accessoirement, c’est là où tombe le plus de neige au Québec, soit 9 mètres cumulés par hiver en moyenne). L’entrée du parc se trouve à 30 minutes en voiture de Québec, et normalement c’est très beau. Grandes rivières, lacs, forêt, faune sauvage, petites montagnes… Il ouvre le samedi même pour l’été, ce qui veut dire que l’accueil et les campings ouvrent (interdit bien sûr de camper en dehors).
Donc nous voilà partis avec nos gros sacs à dos, la tente, les godasses de marche, et la rosette de Lyon dénichée par miracle dans une épicerie. On prend le bus jusqu’au terminus (la 801 vers Charlesbourg), pour s’avancer sur la route et avoir plus de chances de trouver quelqu’un qui y va. Au bout, on se pose, on tend le pouce une bonne demi-heure. Échec complet… Ça nous rappelle cette fois en avril avec Seb où on avait fait du stop une heure sous la pluie à 8h du mat, pour aller bivouaquer sans tente dans nos duvets et couvertures de survie dans la réserve des Laurentides, alors qu’il devait y rester encore une bonne couche de neige, et que ça tombait encore par dessus… Heureusement, personne nous avait prit ! En plus on connaissait pas encore les techniques de défense oursaires…
Bref, rien. Alors on décide d’aller se poster au bord de la grand-route, plus passante mais plus dangereuse, en se tenant derrière la rambarde de sécurité… On y va, quelqu’un nous ramasse en stop et nous pose à la bretelle d’accès. On monte par le bois à côté, on arrive en se disant que mince, les gens roulent vite, personne va s’arrêter. On arrive à peine dessus, qu’une voiture s’arrête avec précipitation une vingtaine de mètres devant. Le gars fait des grands signes. En fait, il a vu nos têtes apparaître, alors il s’est arrêté direct ! Même pas eu besoin de tendre le doigt…
Bon, on monte, il nous emmène jusqu’à l’accueil du parc alors qu’il allait ailleurs (un détour de bien 25 kms) en nous parlant de fric et de la chance qu’on a tout le long, et nous taxe 8 $ chacun… Enfoiré ! C’est ça l’esprit du stop ?! Bon, ok, il nous a bien arrangé quand même.
On choisit un chemin et un emplacement de camping rustique, c’est-à-dire dans les bois, avec juste toilettes sèches, table en bois, foyer pour le feu et corde pour attacher la bouffe à l’abri des bêtes (des ours, surtout), et avec deux voisins assez éloignés.
On monte joyeusement, tout heureux de refaire enfin un peu de rando après l’hiver, respirant l’air pur venant du grand nord, aux senteurs de sapin et de pollen, un vrai bonheur. Grand beau, grand soleil en plus, vraie journée d’été.
Pause-midi à l’écart du sentier, dans le bois. Au désert, v’la-ti pas qu’une jeune biche (la dame du chevreuil, ou cerf de virginie) sort prudemment de derrière un arbre et nous tourne autour avec curiosité, s’approchant, reculant, pendant bien 10-15 minutes, avant de partir soudainement, comme appelée ailleurs…
Elle était toute meugnonne, la petiote, avec ses grandes oreilles frétillantes et ses grands en amande, curieux comme si elle avait jamais vu un humain ! Possible, d’ailleurs, vu que la saison commence aujourd’hui et qu’à peine une semaine avant y’avait encore de la neige partout…
Du coup on repart tout contents, vers le campement à une demi-heure de marche si tout va bien. Arrivés sur place, on plante la tente pis on continue le chemin, en longeant la rivière Sautauriski (grosse comme l’Isère, à peu près, un peu plus même). On découvre un lac et une hutte de castors sur un petit bras de la rivière, sous les arbres, un vrai paysage de Yakari comme dit l’ami Carcajou (ze Toutoune). Le chemin se fini là où les restent d’un ancien pont témoignent d’une violente crue passée. Au retour, un porc-épic se montre, à côté du lac aux castors.
Le soir, après avoir dégusté ce bondieu de sauciflard avec une chtiou d’emmental (c’est quand même un peu meilleur que le chedar, scuzez…), on va se planquer vers huit heure au dessus du lac aux castors, sur une pente, à l’affût en espérant bien voir un bout de leur queue dépasser…
Au bout d’une heure, découragement, on s’apprête à rentrer quand des remous agitent la limpide surface de l’onde pure dans la clarté obscure de cette douce soirée printanière (houla, quelle phrase !)… Il est là ! Il nageotte un peu, va vérifier son barrage, si on l’a pas trop abîmer en passant dessus tout à l’heure (bien sûr que non !), pis va ronger un peu un tronc inondé dans l’eau du barrage, pis fait un ou deux tour, monte sur le barrage… Et PAF ! Qui c’est-y qu apparaît pas de l’aut’ côté de l’eau, entre la rivière et la lac des castors ?!
Un orignal ! Et re-paf, un petit ! Une mère et son petit ! Wouhaaaa…. Ils se promène doucement, passent devant, dans les branches… C’est quoi ça un orignal ? Je sais qu’il y en a qui savent pas ! C’est un élan (et un Caribou c’est un renne). Allez donc voir les images sur internet. En ce moment, printemps, leurs bois tombés à l’automne n’ont pas encore repoussé, hélas…
Bonheur, donc ! Et vlan, encore un, un mâle (des débuts de bois sur le crane) ! Mais lui, contrairement aux deux autres qui nous ont vu tard et sans crainte (le lac nous sépare), détourne ses pas à notre vue. Ben ce lac, quel point d’observation incroyable !
Plus tard, tout à disparu, le castor aussi.
Alors grosse course en suivant le bras de rivière en direction de là où ont disparus les deux premiers, vers le camp. Et le miracle se reproduit : ils sont là, sur un îlot, on a une vue complètement dégagée sur eux, seul un bras de rivière, encore, nous sépare. La mère s’en fout, mais le petit est curieux : c’est sans doute son premier printemps, il ne connaît pas ces étranges choses à deux pattes… Entre chien et loup (lui on ose pas espérer le voir…), une mère orignal et son petit buvant au bord d’une rivière québécoise, sans autre bruit que celui de l’écume des flots sur les roches et de nos cœurs battants…
Ils ont bien fini par disparaître aussi.
Retour, accrochage de la bouffe et de la poubelle loin de la tente, en hauteur, contre les ours, puis veillée, on guette les bruits dans la forêt dont l’écran noir et mystérieux à quatre mètres de la table… Bon, c’est pas non plus le fin fond de l’Alaska, mais c’est sauvage quand même, largement plus que ce qu’on est habitués à voir par chez nous en France.
Lendemain tranquille, réveil à la fraîche (comme la nuit, plutôt fraîche) un peu déçus par l’absence de traces de bête autour de la tente… Mais sur la redescende le long de la rive, des traces qui ne peuvent être, à la forme et la taille, que du loup ! Le mythique, le furtif, l’invisible… Ballade sur un autre sentier le long de cascades, sieste sur des roches au soleil, au milieu d’un torrent, retour. On part sur le chemin, on tend le pouce, en moins de cinq minutes un 4x4 sans passager s’arrête et nous dépose au centre de Québec, où on se remettra de nos émotions autour d’une cervoise bien fraîche, se disant que calice, on est des hostie de chanceux ! Tout ce qu’on veut on l’a ! On n’a plus d’objectifs pour les bêtes maintenant, c’est malin. Ah, si, le bélouga, le phoque et le rorqual, mais ça devrait venir cette fin de semaine.
Le caribou, faut monter plus au nord, on risque de pas pouvoir…
Et le loup… Faut pas rêver ! Combien de québécois en ont vu ? Même ceux des plus grands spécialiste qui en ont aperçu n’y on pas eu droit souvent, dixit Toutoune, qui je vous le rappelle, fait son stage à la section Faune du Ministère des Ressources Naturelles, de la Faune et des Parcs. Le loup, c’est un coup de chance extraordinaire. Des gens ont passés des années à bûcher dans le bois sans voir plus qu’une trace ou la carcasse d’une proie malchanceuse…
Ceci dit… une majorité de gens d’icitte ont pas vu d’ours ou d’orignal non plus… D’où nous vient cette chance ?
Pourvu que ça dure !
(D'ailleurs...Ils annoncent pluie ce week-end… Mmm ? Un tit effort svp ?)
Publié par jerequebec à 01:05:41 dans Escapades... | Commentaires (7) | Permaliens
Oui, oui, ce bleu horrible sur les titres va bientôt disparaître pour quelque chose de plus mieux bien !
C'est bien parce que j'ai pas trop de boulot (enfin, que c'est moi qui me donne mon boulot) en ce moment, que je glande tant ici, ça va pas durer.
Ma signature de courriel, pour me la pêter un peu, en attendant... Ou pour pêter de la broue, ou pour faire le frais, comme ça tout le monde a compris :-)
Même si ça a rien d'exceptionnel...
Ah, j'explique parce que moi j'avais pas compris : en fait, le "M" bizarre de Montmorency représente la chute. Et les vagues la rivière, mais ça c'est plus facile...
Publié par jerequebec à 19:40:34 dans ...Moi et mon blog... | Commentaires (2) | Permaliens
Je modifie un peu la présentation du truc, pour que ce soit moins le bordel à gauche : ça m'énerve ce texte qui défile sur 30 cm de haut et 3 de large !
Alors désolé pour la répétition, mais voilà. Et puis j'en rajoute un morceau, du coup, vu que j'ai plein de place ! Comme ça on peut retrouver ce texte en cliquant simplement sur le nom du thème à gauche, ce qui est assez simple.
Donc.
Qui suis-je, et pourquoi ce blog ?
Ce blog, c'est avant tout pour me faire une sorte de journal de bord, pour moi, pour garder une trace... Mais bon, je vais pas faire un blog sans en donner l'adresse, je vais me sentir un peu seul sinon. Alors bienvenue ici, mais soyez prévenus : on ne parlera ni de Brenda et de son amour impossible pour Steven, ni des photos de la dernière soirée au "Space", ni des boutons de Marie-Gwen.
Mon stage c'est au Conseil de Bassin de la Rivière Montmorency. C'est de la gestion de la rivière au niveau du bassin versant (tout le territoire drainé par elle et ses affluents) , en concertation avec tous les acteurs (professionnels, habitants, municipalités, etc). Bonne équipe de travail, bien sympa. On est 5, les bureaux sont dans une ancienne maison, à l'est de Québec (Beauport) pas loin du Saint-Laurent et des sirènes du Transcanadien (le train)... La rivière, pour ceux qui connaissent pas, elle vient du nord, dans la réserve faunique des Laurentides, coule sur environ 100 km avant de former la chute Monmorency (un peu moins de 10 km à l'est du centre de Québec) et de se jeter juste après dans le fleuve.
Por ceux à qui ça dit, le conseil de bassin s'occupe de faire de la gestion intégrése, gouvernance, concertation et tutti quanti.
Comment je suis arrivé là ? À la base, je suis lyonnais (oullinois, plus précisément), et j'ai étudié deux ans à Annecy, dans les Alpes, à l'IER. On y parle d'aménagement du territoire, de gestion de la nature et des ressources naturelles. J'aime beaucoup, et si quelqu'un est vaguement intéressé, qu'il me contacte ! Dans le cursus, une année à l'étranger : une semestre dans une université partenaire (Allemagne pour moi), un semestre de stage dans le monde. Pour moi, au Québec, mais j'ai des collègues En Irlande, Allemagne, Italie, Mali, Sénégal, Suisse, Costa-Rica, Guatémala, Mexique, Argentine, Australie, Madagascar, Espagne, ...je crois que c'est tout. Ah, non, merci Marie (J), j'oubliais la Belgique ! Ben voilà, la Belgique.
Pis le Québec, c'est au astie d'beau pays ! Mais ce que j'en pense ça se passe plutôt dans les billets que je vais (peut-être) poster de temps en temps si j'ai le temps, la motivation, qu'il fait mauvais, que les commentaires sont gentils, et que les ours m'ont épargné. (et Paf, le cliché !)
Comme je suis français, et que, si des québécois passent par là, je rappelle qu'on est 9 fois plus de gens sur 3 fois moins d'espace, chez nous la nature naturelle y'en a plus tant, il est normal que je m'extasie comme un gamin sur des choses qui à vos yeux sont banales voir blasantes, ou du moins pas extraordinaires.
Genre, je me donne le droit de m'amuser avec des vieux préjugés du type Tabernack de maudit Caribou, tu peux-tu m'donner l'fusil j'm'en vas traper c'fucking orignal ! M'a mis en hostie calice j'va maganer sa belle face en criss et qu'il arrète tantôt de m'niaiser taberwouète !
C'est de bonne guerre, après tout j'ai croisé des gens d'ici qui se sont bien marrés en voyants des bérets et des baguettes sur une même personne, disant "merde, fais chier" avec un accent coincé et la bouche en cul de poule, comme on sait si bien y faire.
Ah, et puis : je suis bien conscient que ce que je fais est pas si orignal (euh, original), mais comme je l'ai dis je le fais pour moi, et si moult autres français au Québec ont aussi un blog qui parle d'ours et de lacs aux verts sapins, grand bien leur fasse !
Publié par jerequebec à 19:50:08 dans ...Moi et mon blog... | Commentaires (2) | Permaliens
Fin de semaine dernièe (6 et 7 mai), petite virée sur Montréal, pour rendre visite au frangin pis pourquoi pas se balader un peu en ville.
Merci Allo-Stop, encore une fois, comment payer un voyage en voiture avec des gens sympas 16 $ plutôt que de passer deux fois plus de temps dans un bus pas trop confortable pour 50 $…
Samedi, temps moisi, simple balade en ville, passage au Provigo, rien de fantastique, journée tranquilou. Ah, si : méchant bon resto quand même, le Commensal ! (même si rien n’est gratuit dans ce bas monde…). Hein ? Comment ? Ah ! Mais j’oblige personne à lire si c’est chiant ce que j’dis !
Bon, tranquilou veut pas dire chiant d’ailleurs.
Le soir, soirée anniversaire chez une copine à mon frère. Galère pour retrouver l’adresse, quartier résidentiel, pas de cabine, un pack de bière assez lourd dans les bras… Bon, après 20 minutes de recherches, on trouve juste en face de là ou on est arrivés. (je raconte ça si je veux !). On entre, mauvaise surprise : R&B à fond… Bon, en fait les gens étaient sympas quand même, parfait, bonne soirée ! Quelqu’un a eu la bonne idée de ramener du Ricard, ça manquait.
Lendemain, Mont Royal et temps royal : c’est pas mal bien et grand pour un parc urbain en pleine ville. Surtout avec le printemps, y’a des regroupements spontanés de tam-tam, djembéset percus en tous genres, ambiance décontract (très, à l’odeur…), terrible.
Bilan : Bon, ça ! Le frère pas vu depuis 2 mois alors qu’il est à Montréal.
La ville, qui bien qu’un peu sur le mode « américain » (désolé les montréalais…), a bien son âme a elle, et ça peut être assez agréable. Cosmopolite, colorée, animée, tolérante. Faut bien dire que Québec est moins ouverte sur les autres cultures, malgré la gentillesse et la chaleur des gens, il est plus facile pour un asiatique, africain, moyen-oriental (ça se dit ça ?) de se faire sa place, de s’intégrer à Montréal. Ça, je l’ai entendu de la bouche de gens qui l’ont vécu, comme de la bouche de certains québécois.
Mais je reste quand même à Québec, vindieu, j'en suis amoureux !
Publié par jerequebec à 16:37:58 dans Escapades... | Commentaires (1) | Permaliens
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